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La petite forme détails

Plusieurs principes sont nécessaire pour la pratique du Taiji Quan, sans eux vous pratiquez tout et rien.

  • Deux éléments essentiels : le YIN et le YANG."Dans le mouvement, le YIN et le YANG se séparent. Au repos, ils s'unissent" dit le Maître WANG CHUNG-YUEH dans son célèbre traité de boxe. C'est à partir des actions alternatives et complémentaires du YIN et du YANG que le Taiji Quan a été conçu et nous pouvons dire qu'il reproduit cette perpétuelle alternance des mouvements.

  • Garder le sommet du crâne vers le haut.

  • Laisser les épaules tomber.

  • Ne pas utiliser la force. De la douceur : "Non agir physiquement, mais agir psychiquement et mentalement", cela veut dire que le déroulement du Taiji Quan doit se faire sans employer la force. Et, l'esprit doit commander l'action. Agir avec douceur et légèreté, c'est aussi créer des conditions de repos et de détente, pourtant l'action et le dynamisme évitent l'inertie et la grande mollesse . Douceur et souplesse doivent être soutenues, régulières et égales tout au long du Taiji Quan.

  • Les mouvements lents, contrôlés et coordonnés du Taiji Quan contribuent à une meilleure perception de soi-même. Ses mouvements lents développement aussi le sens de la pondération, la possibilité de relaxation et écartent l'irritabilité.

  • Ne jamais verrouiller les articulations. Effectuer des mouvements fluides et circulaire. Tous les mouvements du Taiji Quan excluent d'une manière absolue toutes les lignes droites et directes, sont composés d'un nombre infini de cercles, de spirales et favorisent la concentration. La forme circulaire en mouvement représente la forme du symbole du Taiji Quan.

  • Un enchaînement n'a jamais de fin mais reste en continu avec le suivant.

  • Respirer pleinement sans saccade ni précipitation.

Le corps ne doit rencontrer aucune contrainte sur tous les plans physiques. Tout pied qui se déplace doit être vidé de toute charge aussi minime soit elle.

J'appellerai cela "pied vide" ce qui implique que l'autre pied supportera 100% de la charge du corps (ce dernier je l'appellerai "pied plein"). En position équilibrée chaque pied supportera 50% de la charge du corps. Quand un pied se vide, l'autre de remplit de la même charge. Le corps agit tel le système des vases communicants sans précipitation ou arrêt brutal. Quand un pied se vide il se déroule pour quitter le sol pendant que l'autre s'enroule pour épouser le sol.

Pas de précipitation. Tout est suivi au millimètre. A chaque instant vous devez pouvoir inverser le mouvement pour le faire en sens inverse sans temps d'arrêt et surtout pas de déséquilibre. Chaque partie du corps est contrôlée dans tous les sens du terme. Rien n'est jamais terminé. Rien n'est jamais arrêté. Le corps ne doit pas cesser d'être en mouvement. L'arrêt est égal à "ne plus avoir d'énergie", "corps mort". Tout corps en mouvement n'a de cesse de vivre.

Pour tout mouvement et déplacement (ne pas imaginer, mais vivre) que vous êtes dans l'eau et que cette eau ne doit pas faire de vague. Cette eau est un moule non figé de votre corps. Cette eau, vous épouse et s'oppose tout en même temps à votre corps, sans force et sans faiblesse. Elle doit couler tout en contrôlant votre corps. Votre corps doit être comme la lame d'un sabre plongée dans l'eau, si un brin d'herbe arrive en face du tranchant de la lame nous trouverons deux possibilités, si votre esprit est tendu et mauvais, le brin d'herbe sera tranché. Si votre esprit est serein, le brin d'herbe glissera pour continuer son chemin. Ceci est la vision exacte de l'homme pur dans son esprit et son environnement. Tout votre corps doit être un mouvement perpétuel. Rien ne doit perturber cela.

Que se passe-t-il lors de toutes actions ou déplacements, pour vous l'expliquer, je vais vous faire une image schématique représentant certains points. Imaginons que notre corps soit un tube vertical et dans ce tube bien au centre, un fil avec une masse, (tel le fil à plomb qu'utilise le maçon pour édifier avec précision la stabilité d'un édifice). Lors de tous nos déplacements, cette masse va toujours suivre le mouvement de notre tube et toujours être en retard, dans ce cas, cette masse va heurter le tube, ou si ce tube stoppe subitement, la masse ne le prévoira pas et viendra sans maîtrise de son énergie, s'écraser contre ce même tube. Petite remarque personnelle: µ
Mon père était dans la maçonnerie, et en le suivant sur les chantiers, enfant, j'étais ébahi par sa maîtrise quand il pilotait une grue transportant une charge . Imaginez des tonnes soulevez se déplaçant à grande vitesse sous la commande de la grue et subitement, stoppées à distance correcte d'un employé sans le heurter et sans balancement de la charge. Cette dextérité me  laissait sans voix.

Nous devons pratiquer de la même façon avec ce tube qui est notre corps et cette charge qui est notre énergie. Sans cela il n'y aura aucune véritable efficacité si nous contrôlons pas notre énergie. Cette énergie sans maîtrise, ne sera qu'un jouet inutile qui viendra se cogner pour aller de nouveau se cogner dans une autre direction. Tandis que si cette énergie est contrôlée, canalisée, nous pourrons la maximiser pour la rendre encore plus puissante et plus explosive.

La respiration fait partie intégrante de la pratique du Taiji Quan. L'inspiration se fait par les narines, et l'expiration (curieusement pour certains) se fait également par les narines, cela pour une bonne raison. L'inspiration apporte de l'air frais et non humide, en expirant par le nez, nous empêchons les fosses nasales (plus exactement les cils vibratiles) de se dessécher grâce à l'air chaud et humide que nous rejetons.

La respiration doit toujours être contrôlée. Sans respiration il n'y a pas de vie, donc pas d'énergie ("Tanden" en japonais). Dans ce cas, nous pouvons être certain que respirer, c'est créer de l'énergie. La respiration gère l'énergie. La respiration est conceptrice de tout en notre corps. Lorsque que nous inspirons les poumons se gonflent et se lèvent permettant au diaphragme de s'ouvrir. Dans notre abdomen, les organes ont bien plus de place et notre ceinture abdominale se tend vers l'arrière et le haut. Notre centre de gravité est remonté (ce centre de gravité est aussi l'endroit où se trouve l'énergie, le "Ki" en japonais). Ce point, le Tanden se trouve au-dessous du nombril (environ 2cm).

Dans l'approche spirituelle, le Ki englobe tout l'univers et relie les êtres et les choses entre eux. Dans un organisme vivant, il circule à l'intérieur du corps par des méridiens qui se recoupent dans le "centre des énergies" appelé "champ du cinabre" (Tanden et Tantian en chinois). Il est présent dans toutes les manifestations de la nature. La notion "Ki" n'a aucun équivalent précis en occident. On peut toute fois noter de nombreux liens de convergence avec la notion grecque de "pneuma" (traduite par "souffle") et dans la même optique avec la notion d'esprit, en latin "spiritus" (dérivé de spirare, souffler) qui signifie souffle, vent.

En revenant à notre attitude, quand nos poumons se gonflent, nous provoquons une élévation de notre corps, une sensation de légèreté, moins de contrainte sur nos appuis, cela nous permet de mieux gérer nos mouvements et déplacements.

Cette façon de respirer en Taiji Quan, est la respiration abdominale "inversée"

En chinois "Fan Fu Hi Shi"
FAN : le revers, l'envers. Opposé, contraire.
FU: abdomen. Réceptacle général des souffles qui constituent l'homme
HU : expirer
SHI : inhaler, inspirer.

Souvent appelée "Respiration Taoïste". C'est la respiration embryonnaire, celle que nous avions dans le ventre de notre mère.

Dans le cadre du Qi Gong, Nei Gong et Lian Dan (alchimie interne), cette respiration prend une place dans de nombreux aspects de la pratique. Bien qu'elle soit souvent qualifiée de "taoïste", car il est vrai que les taoïstes l'ont largement utilisée pour leurs pratiques profondes.

Cela étant, chacun a fait l'expérience de cette respiration de nombreuses fois sans le savoir, la plupart du temps à travers des situations d'effort physique.

Dans le cadre de pratiques énergétiques, la respiration inversée est seulement utilisée consciemment à d'autres fins que de fournir un effort intense.

Petit exercice.

  • la pointe de la langue est posée en arrière des dents, au niveau du palais supérieur.
  • Allongé (e) sur le sol, le dos bien droit, la tête dans l'alignement de la colonne, bras et jambes détendus.
  • j'inspire et j'expire par le nez.
  • A l'inspire, je creuse le ventre.
  • à l'expire, je bombe le ventre en le poussant en direction des pieds.

Si, j'ai l'habitude de cette respiration, je reste un temps confortable (de quelques secondes à plusieurs) "poumons vides" à la fin de l'expire pour laisser l'inspire se faire d'elle-même

A l'inspire, le Tanden rentre.
A l'expire, le Tanden se gonfle.

Le bénéfice de cette respiration:

  • Plus grande efficacité dans le massage des organes internes et plus grande efficacité dans la conduite du Qi aux extrémités.

  • recentre et apaise en profondeur.

  • Assouplit admirablement le diaphragme, améliorant la capacité respiratoire et favorisant l'élimination de l'air résiduel.

  • prépare à l'effort.

  • limite de manière remarquable les maux de dos.

Cette respiration consiste à utiliser l'alternance du Yin et du Yang avec les mouvements abdominaux. A l'inspiration , le bas ventre sort et l'estomac rentre, imitant ainsi le symbole du Taïji (Yin Yang).

Ce mouvement synchronisant le souffle et les deux pôles devient une méthode d'équilibrage et de massage des organes. La respiration inversée consiste avant tout à rentrer le ventre à l'inspiration et le relâcher à l'expiration. L'inspiration est Yin, mais la contraction abdominale est Yang.

L'expiration devrait donc se faire dans un relâchement avec l'expansion de l'abdomen.

Autre petit exercice. 
Il faut vivre sa respiration sans en être obnubilé . Un exercice utile à faire sans déplacement, pieds écartés d'une largeur de bassin, bras le long du corps. Relaxé, tête droite, regard vers l'avant. Inspirer par les narines longuement en visualisant mentalement, un ascenseur chargé d'air frais partant de l'arrière du crâne pour descendre jusqu'au coccyx. Ensuite lors de votre expiration, sentir cet ascenseur remonté mais cette fois-ci avec de l'air chaud.

Comment coupler les mouvements de Taiji Quan 
avec une bonne respiration ?

Toutes les différents enchainements de Taiji Quan sont composés sur un modèle basique de deux types de mouvements opposés mais pourtant qui coexistent ou ils se font dans une alternance continuelle : les mouvements d'ouverture et de fermeture ou des états de « non substantielle » et de « substantielle ». Notre respiration est aussi composé de deux types de mouvement opposés mais pourtant qui coexistent et elle se fait dans une alternance continuelle : l'inspiration et l'expiration.

La manière traditionnelle et idéale de coupler les mouvements de Taiji Quan avec la respiration est : inspirer quand on fait un mouvement d'ouverture ou en entrant dans un état « non substantielle », expirer quand on fait un mouvement de fermeture ou en entrant dans un état « substantielle ».

Plier, reculer, faire face vers le haut, monter, accumuler de l'énergie et neutralisé sont classé dans les mouvements d'ouverture et dans le « non substantielle »; étirer, avancer faire face vers le bas, tomber, sortir de l'énergie et attaquer sont classé dans les mouvements de fermeture et dans le « substantielle ». Vu du « yi », toutes les parties du corps où le « yi » est concentré cette partie est « substantielle » ainsi sa contrepartie est « non substantielle ». Par exemple, si votre « yi » est sur la main droite alors celui ci est la main « substantielle » et votre main gauche est la « non substantielle »

Cependant, en raison des différences des mouvements et des enchainements du Taiji Quan, la vitesse d'exécution, la profondeur de sa respiration et des autres capacités physiologiques comme le degré d'efficacité du pratiquant il n'est habituellement pas possible de coupler toute la forme du Taiji Quan avec sa respiration dans la manière idéale et traditionnelle. Tant qu'on ne retient pas sa respiration causant un quelconque inconfort et tant qu'on respire naturellement, c'est tout a fait correct pour les débutants.

L'étape suivante est d'essayer de coupler deux types de mouvement avec l'inspiration et l'expiration comme indiqué ci dessus à la fin de chaque mouvement. Et si un mouvement est trop long ou trop compliqué et si vous pratiquez avec une vitesse trop lente qui fait qu'avant la fin du mouvement vous êtes incapable de continuer à inspirer et à expirer correctement, vous pouvez entrecouper l'inspiration avec une courte expiration ou une expiration avec une courte inspiration.

Vous pourrez ensuite faire le bon couplage à la fin du mouvement qui suit quand votre capacité respiratoire s'est notablement accru et que la manière dont vous respirez est plus longue, plus profonde, plus subtil et plus régulière, résultat d'une pratique constante avec une charge d'entrainement qui augmente graduellement, vous pouvez essayer d'adopter une vitesse optimale dans votre pratique pour respecter les recommandations cité plus haut en couplant les mouvements avec une respiration correcte.

Et quand cette façon de coupler devient petit à petit naturelle, vous pouvez oublier tout cela et laisser votre « yi », « qi » et « shen » (l'esprit vital) ne faire qu'un et revitalisez vraiment votre corps après chaque séance d'entraine

Principes des déplacements

Légende:  pied vide,  pied à demi plein, pied plein.  Centre de gravité.

Le déplacement d'un pas en avançant se décompose en 7 phases. Toutes sont nécessaires pour une exécution correcte et efficace afin de les mettre en application dans un contexte martial.
Ici exemple pied gauche en avant.

Phase 1: Pied gauche en avant bien en direction de la progression. Pied droit en arrière et orienté vers l'extérieur droit. Charge correctement équilibrée sur les deux pieds (50/50) Vous êtes en même temps à la fin d'un déplacement et d'une action, tout en étant au départ de la phase 2. Les épaules et les hanches sont de face. Le regard est devant et vous êtes en fin d'expiration (abdomen descendu). 

Phase 2: et se comprime vers l'arrière pendant que vos poumons de gonflent). Tout se fait d'un bloc, la bassin recule sans remonter en restant de face (le corps de la tête aux hanches sont solidaires ce qui implique que les épaules sont également de face). Le pied gauche se vide pendant que le droit se remplit. L'inspiration a débuté dès le départ de cette phase 2. Imaginez que votre abdomen est la raison de ce déplacement (il ne reste pas vers le bas mais remonte.

Phase 3: Vous continuez sur le même temps d'inspiration. Comme précisé au par avant tout le corps fait bloc. En fin de phase 2 le pied gauche est vide car votre centre de gravité est à l'opposé (soit ici tiré en arrière). Il est important de savoir que les articulations de notre corps ne doivent pas arriver à leur extension maximum. (ici, l'angle formé par la face du tibia et le dessus du pieds, respectes des limites où on ne sent aucune élongation). Ce qui implique que lorsque le bassin recule "1 cm" supplémentaire, la pointe du pied gauche se relève et seul le talon reste au contact du sol. A cet instant précis votre pied avant n'a plus de contrainte avec les sol. Tournez votre corps vers la gauche de la tête jusqu'au bout du pied gauche. A présent ce pied est ouvert vers la gauche (pensez que ce pied au final de ces 7 phases sera votre pied arrière ouvert vers la gauche). Dans cette phase nous l'avons mis en direction sans contrainte de charge, donc sans utilisation d'énergie inutile. Le pied n'a pas tourné seul, mais notre corps l'a fait pour lui. Vous êtes toujours en inspiration.  

Phase 4: Ramener le bassin légèrement vers l'avant juste assez pour que votre pied gauche avant revienne totalement en contact avec le sol en s'enroulant sur ce dernier, mais ce pied est toujours en charge vide, et le corps toujours orienté vers la gauche. Maintenant remettez vous totalement de face (tout cela s'est fait sans contrainte et sans aucun d'arrêt). Avancez votre bassin vers l'avant jusqu'à ramener le centre de gravité pour équilibrer les charges sur les deux pieds équitablement. Le pied avant gauche s'est remplit de 50% de la charge pendant que le pied arrière s'est vidé de la même quantité. Vous êtes toujours au même temps d'inspiration.

Phase 5: Pousser le bassin vers l'avant. Le corps reste bien de face. Le pied avant prend la totalité de la charge, il est à présent "plein", le pied arrière lui s'est vidé totalement de sa charge. Vous êtes toujours en inspiration.

Phase 6a: Le pied droit étant vide peut être déplacé sans effort. Dans un premier temps, le talon se décolle, puis vient le reste du pied. Dans le deuxième temps, le pied est ramener près du centre de gravité. Le pied n'est pas éloigné du sol (si certain enseignant vous demande de le lever, cela a un but précis: vous faire conscience de votre équilibre et centre de gravité, ce n'est pas une mauvaise chose, mais seulement pour l'apprentissage du déplacement). A ce point c'est la fin de l'inspiration.

 

Phase 6b: Début de l'expiration. Dans le premier temps, le pied droit est avancé de la même distance qu'il avait quand il était en arrière avant déplacement. Au deuxième temps le talon se pose délicatement.

 

 

Phase 7: Le bassin avance, toujours de face. Transposition de poids, le pied arrière se vide de 50% de sa charge, pendant que le pied avant droit s'enroule et récupère les 50% de charge que la jambe gauche a libéré. Fin de l'expiration qui va se transformer en inspiration dès la prochaine action ou déplacement.

 



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