Origines
Le Tai Chi Chuan ou Tai Chi ou Taiji Quan est un art martial chinois, dit « interne », d'inspiration taoïste.
Souvent réduit en Occident à une sorte de gymnastique, il est apprécié des personnes âgées pour son effet bénéfique sur le corps et la santé.
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les mouvements ont à la fois une connotation martiale (esquives, parades, frappes, saisies…) et énergétique ;
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ils ont été créés et développés par des moines médecins ou guerriers taoïstes ;
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le tai-chi-chuan se pratique à mains nues mais est associé à des arts utilisant des armes (éventail, épée, bâton…).
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Les sinogrammes du Tai Chi Chuan sont composés des éléments Taiji, « faîte suprême », et Quan, « poing, main nue, boxe » et traduits littéralement par « boxe du faîte suprême », ou « boxe avec l'ombre », car l'observateur a l'impression que le pratiquant lutte contre une ombre. Une autre traduction courante est « la boxe de l'éternelle jeunesse », le faîte suprême pouvant être traduit moins littéralement par « immortalité » ; but suprême de l'alchimie taoïste.
Les premiers philosophes taoïstes comme Lao Zi (vers 500 av. J.-C.) pratiquaient une série d'activités physiques très proches du tai-chi-chuan, sous la dénomination wu-wei-wu, « agir-sans-agir ».
Le chapitre 69 du Tao-te-king mentionne : « On dit justement qu'il marche sans voyager, qu'il résiste sans (se servir de) bras, qu'il projette un adversaire absent, qu'il tient sans soldats. »
C'est ce mélange de philosophie et de techniques physiques qui rendent ces premiers textes taoïstes si étranges aux Occidentaux. Il existe plusieurs hypothèses sur l'origine du tai-chi-chuan en tant que tel.
Père présumé du Taiji Quan, car il en aurait créé la forme la plus ancienne, Chen Wangting était un commandant militaire de la dynastie Ming. Passionné d'arts martiaux, il avait la réputation d'être un combattant hors pair et un érudit empli de connaissances sur le Taoïsme et la médecine traditionnelle.Chen Wangting serait né en 1600 et mort en 1680 (1587-1664 ou 1580-1660 selon d'autres sources. Fondateur présumé de la plus ancienne forme de Taiji Quan : le style Chen.
Expert en arts martiaux et érudit. Parfois appelé Chen Zhouting, Chen Wangting était un membre de la 9e génération du clan Chen. Il était commandant de la garnison militaire du comté de Wen Xian sous la dynastie Ming.Passionné d'arts martiaux mais aussi de littérature, il est devenu l'un des plus grands experts de son époque ainsi qu'un militaire réputé pour ses états de service au Henan et au Shandong. Il avait également la réputation d'être érudit et de s'intéresser à la littérature, ce qui explique notamment ses connaissances en médecine chinoise et philosophie taoïste.
Il est évident que sa carrière, associée à sa passion pour les arts du combat, le prédestinait à atteindre un niveau martial plus élevé que la moyenne. C'est ainsi qu'à la fin de sa carrière, alors qu'il vivait à Chenjiagou, il aurait inventé le Taiji Quan style Chen en faisant une synthèse de toutes ses connaissances (arts martiaux, médecine traditionnelle, philosophie, stratégie). Il se dit notamment qu'il a été grandement influencé par Qi Jiguang, un célèbre militaire et héros de la dynastie Ming.
Le style fondé par Chen Wangting est l'origine de toutes les boxes appelées Taiji Quan aujourd'hui, la plupart des écoles, qu'elles soient des styles Yang, Wu ou autres, revendiquent d'ailleurs cette filiation.
Le Taiji Quan de Chen Wangting
Chen Wangting aurait codifié 5 enchaînements à mains nues plus de nombreuses formes avec armes et une première version du travail de tuishou (poussée avec les mains). Il ne faut cependant pas oublier que le style Chen a depuis beaucoup évolué et s'est éloigné de sa forme archaïque.
Il s'est même subdivisé en plusieurs formes (laojia, xiaojia, xinjia) qui ont elles mêmes donné naissance à de nouveaux courants.Les deux grandes hypothèses sur la création du Taiji Quan par Chen Wangting.
Il est très compliqué de démêler le vrai du faux quand on s'intéresse à l'histoire des arts martiaux chinois les plus anciens. Il est communément accepté, d'après les sources historiques les plus fiables, que Cheng Wangting fut le réel fondateur de la première forme de Taiji Quan. Le folklore et la légende prête néanmoins cette prouesse à un personnage mythique : Zhang Sanfeng.
C'est ainsi que deux versions s'opposent quant à la genèse de la création du style Chen :
1) Chen Wangting aurait été l'étudiant de Wang Zongyue, figure légendaire des arts martiaux chinois et disciple présumé de Zhang Sanfeng. Cette version sous entend que Chen Wangting n'aurait rien inventé mais seulement adaptée la Boxe du Faîte Suprême que Zhang Sanfeng développa sur le Mont Wudang.
2) La version acceptée officiellement dans la famille Chen, et de plus en plus aujourd'hui chez l'ensemble des pratiquants, présente Taiji Quan style Chen comme une synthèse des différentes connaissances de son créateur : l'art martial de sa famille et son expérience militaire associés à ses connaissances en philosophie taoïste et médecine traditionnelle (connaissance des méridiens et points d'acupuncture, pratique du daoyin, un ancêtre du Qi gong...). Il se dit également qu'à cette époque, Chen Wangting connaissait plusieurs formes issues des boxes de Shaolin, et que cela aurait influencé son art.
Un poème attribué à Chen Wangting
"Je soupire lorsque je repense à ces années pendant lesquelles, vêtu de mon armure et maniant la lance, j'ai repoussé ces hordes de bandits, me mettant en danger incessamment ... Maintenant vieux et fané, je n'ai plus rien d'autre que le livre huangtingjing ("Classique de la cour jaune", recueil taoïste de techniques respiratoires) pour me tenir compagnie. Lorsque je m'ennuie, j'invente de nouvelles techniques à mains nues (quan), lorsque c'est la saison, je laboure la terre et lorsque j'ai du temps, j'instruis quelques disciples et descendants afin de leur permettre de devenir aussi fort que tigres et dragons".
Plus jeune élève à avoir étudié auprès du père du Bagua Zhang, Liang Zhenpu est le fondateur de sa propre variante, le style Liang. Ce troisième grand courant de la Boxe des Huit Trigrammes est parfois présenté comme une synthèse de différentes styles, ou alors l'interprétation la plus pure des enseignements de Dong Haichuan.
Liang Zhenpu (1863-1932).- Plus jeune disciple direct de Dong Haichuan, le fondateur du Bagua Zhang
- Fondateur du style Lianc
Le plus jeune disciple de Dong Haichuanl'image de la plupart des autres héros de l'histoire du Bagua Zhang, Liang Zhenpu est né dans la province du Hebei, plus précisément dans le village de Beihao Jia. Dans son enfance, ce passionné d'arts martiaux a appris les rudiments du Tan Tui, un art martial de Chine du nord mettant l'accent sur les coups de pieds. Vers ses 13 ans, il vint vivre à Pékin pour travailler dans le magasin de vêtements d'occasion de son père. Sa vie allait prendre un tournant décisif dès l'année suivante, en 1877 : sur la demande de son père, le célèbre Dong Haichuan, fondateur du Bagua Zhang, l'acceptait comme disciple
Il devint ainsi le plus jeune étudiant à étudier la Paume des Huit Trigrammes sous la coupe du créateur. Liang Zhenpu profita du privilège pendant 5 années. Le maître ainsi que ses principaux élèves l'appréciaient énormément pour son grand sérieux dans la pratique et ses aptitudes naturelles.
A la mort de Dong Haichuan, il continua ainsi à étudier auprès des meilleurs pratiquants tels Cheng Tinghua, Yin Fu, Shi Jidong, Liu Fengchun ou encore Liu Dekuan.
Un chevalier errant chinois.
Les histoires qui circulent autour de Liang Zhenpu le présentent non seulement comme un excellent combattant, mais également comme un homme épris de justice qui n'aurait pas démérité sa place dans le célèbre roman chinois «Au bord de l'eau».
Il se dit ainsi qu'il aurait combattu de nombreux gangs criminels, et que dans la seule année 1899, il aurait affronté à lui seul 200 bandits, en tuant et blessant environ 70...
Selon une version plus réaliste, il aurait seulement tué un seul criminel suite à une altercation. Ce qui lui valut tout de même d'être incarcéré, jusqu'à ce que pendant la Révolution des Boxeurs, sa prison soit suffisamment endommagée pour qu'il puisse s'échapper.
A la fin de ce douloureux épisode historique -durant lequel Cheng Tinghua perdit la vie-, personne ne se soucia vraiment des prisonniers échappés, et Liang Zhenpu fonda une entreprise de protection rapprochée. Vers 1911, il ouvrit de manière plus large son enseignement, et permit ainsi à sa propre interprétation du Bagua Zhang de se propager.
Il décéda à l'âge de 69 ans des suites d'une maladie. Aujourd'hui, il est enterré près de Dong Haichuan.
Le Bagua Zhang le plus pur.
Etant donné son âge et sa faible expérience martiale quand il a commencé à étudier avec Dong Haichuan, Liang Zhenpu est parfois présenté comme le disciple au style le plus pur, le plus proche du Bagua Zhang de Dong Haichuan.
Son style propose ainsi les mouvements les plus circulaires des différentes variantes de la Boxe des Huit Trigrammes. Néanmoins, il semble plus judicieux de dire que le Bagua Zhang style Liang est une véritable synthèse des deux plus importants courants, le Cheng (plus fluide, basé principalement sur les clés et projections) et le Yin (plus dur et basé principalement sur les frappes).On peut donc dire que si les autres grands pratiquants de la 2e génération du Bagua Zhang se sont focalisés sur leurs qualités et techniques initiales, le Bagua Zhang de Liang Zhenpu consiste en une combinaison des points forts de plusieurs variantes.
Les deux principaux élèves de Liang Zhenpu furent Guo Gumin et Li Ziming. Ces deux personnages, en particulier le 2e ancien président de la Beijing Bagua Research Association- contribuèrent à populariser le style Liang. Aujourd'hui d'ailleurs, la plupart des écoles descendent de l'un de ces deux maître
Yang Luchan est assez peu connu du grand public. Pourtant, il a été une légende vivante à son époque pour avoir été l'un des premiers non-membres du clan Chen à découvrir le Taiji Quan. Par la suite, il développa son propre style, le Yang, qui est aujourd'hui la variante la plus populaire et répandue de toutes les Boxes du Faîte Suprême. Yang Luchan
Né en 1799, mort en 1872 Fondateur du style de Taiji Quan le plus répandu à l'échelle mondiale : le style Yang.
Le premier adepte étranger du Taiji Quan.
Originaire de Guangping dans la province du He---bei, Yang Luchan (parfois appelé Yang Fukui, qui serait son vrai nom) a été l'un des maîtres d'arts martiaux chinois les plus influents du XIXe siècle.
On le considère souvent comme le premier disciple étranger (non-membre du clan) à avoir appris la Boxe du clan Chen, le futur Taiji Quan.
Plus important, la légende lui prête des qualités de combattant, mais aussi d'homme, qui en ont fait l'un des personnages les plus respectés de son époque. Sa propre interprétation de la Boxe du clan Chen aurait mené à l'adoption du terme Taiji Quan (Boxe du Faîte Suprême), et surtout, est devenue la variante la plus populaire à l'échelle mondiale aujourd'hui.
Cette destiné n'était pourtant pas évidente à l'origine pour Yang Luchan. Originaire d'une famille paysanne modeste, tout semblait le mener vers le chemin tracé avant lui par ses parents. Mais la passion que le jeune homme entretenait pour les arts martiaux l'a emporté vers une vie moins routinière et plus aventureuse.
L'apprentissage auprès de la famille Chen.
Pour survivre, Yang Luchan n'hésitait pas à enchaîner les petits boulots, dont un dans une pharmacie locale. Un jour, il a eu le privilège d'assister à un combat entre le propriétaire de l'établissement et plusieurs délinquants. Bien qu'il avait une connaissance considérable en arts martiaux -il aurait pratiqué le Chang Quan et le Shaolin Quan Yang Luchan n'a alors pas su reconnaître les techniques utilisé par le pharmacien pour dominer aisément ses agresseurs.
Impressionné, Yang Luchan a alors demandé à ce dernier de lui enseigner son art. Il s'agissait de Chen Dehu, un homme originaire de Chenjiagou, le berceau du style Chen. Modeste, il n'a pas voulu accepter Yang Luchan comme son élève, se contentant de l'orienter vers son propre professeur, le maître Chen Changxing, disciple de la 14e génération du style Chen.
Selon l'histoire communément acceptée, Yang Luchan se serait fait recruter dans les années 1820 comme domestique par Chen Changxing. Il s'agissait du seul moyen de l'approcher, car celui-ci n'enseignait qu'aux membres du clan Chen.
Les légendes racontent que Yang Luchan espionnait les entraînements et s'entraînait en cachette. Lorsqu'il se fit démasquer, Chen Changxing aurait jugé ses qualités martiales plus qu'intéressantes et a alors décidé de le prendre comme élève.
Une autre histoire raconte que Yang Luchan s'est révélé le jour où un expert était venu défier Chen Changxing alors que ce dernier était souffrant. Afin d'éviter que son patron ne perde la face, il indiqua au visiteur, qu'aucun disciple n'osait affronter, que son maître l'avait envoyé pour tester ses capacités : s'il ne le battait pas, inutile de se mesurer au grand maître. Yang Luchan remporta aisément le défi et obtint par la même le respect et le droit d'étudier la Boxe du Faîte Suprême.
La reconnaissance à Pékin
Après avoir appris à maîtriser le style -certaines sources difficilement vérifiables parlent de 18 ans de pratique- Yang Luchan a été autorisé à retourner sur Pékin pour enseigner. Sa réputation s'est alors propagée de manière assez importante, lui valant vers 1850 d'être recruté par la famille impériale.
Sa mission consistait à enseigner son interprétation du Taiji Quan aux têtes couronnées ainsi qu'aux soldats d'élite de la garde impériale mandchoue. Plusieurs illustres experts en arts martiaux passèrent alors sous sa coupe : l'officier Wu Quanyou, père de Wu Jianquan, fondateur du Taiji Quan style Wu, Wu Yuxiang, fondateur du style Wu/Hao, ou encore ses propres fils Yang Panhou (1837-1890) et Yang Jianhou (1839-1917).
C'est le fils de ce dernier, Yang Chengfu (1883-1936) qui a ensuite popularisé le style, en faisant l'un des arts martiaux les plus pratiqués au monde aujourd'hui. Aujourd'hui, quatre des cinq grandes familles du Taiji Quan se réclament de l'enseignement de Yang Luchan, seul le style Chen, pour des raisons chronologiques évidentes considère que son héritage vient de Chen Wangting.
Yang l'invincible.
Selon les légendes, Yang Luchan ne perdit jamais un combat après avoir appris le Taiji Quan à Chenjiagou. Encore mieux, son niveaux de maîtrise était tel qu'il ne blessait même plus ses adversaires, si bien qu'il obtint le surnom de Yang Wudi, Yang l'Invincible.
De nombreuses histoires et anecdotes ont pris forme pour raconter les exploits de Yang Luchan en combat, mais aussi ses grandes qualités humaines comme la modestie face à ceux qui le défiaient et la clémence face à ceux qui l'attaquaient.
Avant que le terme de Taiji Quan n'apparaisse, le style atypique de Yang Luchan fut l'objet d'autres surnoms comme «Boxe de l'esquive» ou «Mains de cotons». Il est évident qu'à sa manière, Yang Luchan créa une vraie révolution dans le monde des arts martiaux chinois.
5 école de Taiji Quan.
1/ Ecole CHEN
Les réponses apportées à la question des origines du Taiji Quan varient selon les experts et donnent lieu à des batailles d'écoles et de styles.
Toutefois, le fondateur généralement reconnu serait Chen Wangting (1600 - 1680), appartenant à la neuvième génération de la famille issue de Chen Bu. Il vécut au milieu du xviie siècle dans le village de Chenjiagou (district de Wenxian, province du Henan en Chine), où l'on retrouve les premières traces historiques de son existence dans des annales écrites. Une origine plus mythique fait remonter sa création au xiie ou xve siècle à l'ermite taoïste Zhang Sangfen. Le nom du style est emprunté à la famille Chen.
On considère que le style Chen est à l'origine du Taichi style Yang. Le Taichi style Wu est un descendant du Yang et le tai-chi style Sun est un descendant du Yang et du Chen.
Selon les historiens chinois, à la fois des techniques de Kungfu de plusieurs écoles de l'époque et des techniques de santé (Tuna, travail respiratoire et Daoyin art de longue vie, dont les origines historiques sont quant à elles attestées dès le ve siècle av. J.‑C.) auraient été réunies lors de la création du Taiji Quan.
2/ Ecole YANG
C'est pendant le règne de Qianlong (1735-1795), quatrième empereur de la dynastie Qing que l'on vit opérer Wang Zongyue, un des plus grands maîtres de tai-chi-chuan dont on nous ait transmis le nom, et, selon la tradition, auteur d'un célèbre écrit intitulé Traité classique de tai-chi-chuan.
Dans les premières décennies du xxe siècle, le tai-chi-chuan n'était enseigné qu'à quelques élèves par les membres de la famille Chen qui vivaient à Chenjiagou, village de la province du Henan. Puisque les membres de la famille Chen n'acceptaient pas d'étrangers parmi leurs élèves, Yang Luchan eut recours à un stratagème en se faisant embaucher comme domestique dans cette famille et il épia ses leçons pendant longtemps, pour ensuite s'entraîner en cachette pendant la nuit.
Le maître finalement le découvrit mais, étonné par l'habileté montrée par le jeune et rusé domestique, il décida de l'accepter parmi ses élèves. Yang Luchang devint en peu de temps le meilleur d'entre eux et, d'après la légende, était invincible. Il s'installa ensuite à Pékin où il ouvrit une école et commença à enseigner son art. Son style avait moins de variations de vitesse que celui de ses maîtres.
3/ Ecole WU
Le style Wu ou style Wu Chien est l'un des principaux styles traditionnels de Taichi Chuan. Ce style est rattaché à la famille Wu, et notamment à son fondateur Wu Ch'uan-yu (1834–1902) et son fils Wu Chien-ch'uan (1870-1942). Appelé également chung chia (« charpente moyenne »), ce style est caractérisé par des posture inclinées en avant et par des mouvements d'ampleur moyenne.
Ce style est parfois confondu avec le style Wu/Hao, plus récent. Si cet autre nom de famille 武 (Wu) est distinct de prononciation et de caractère chinois, il est souvent transcrit de la même manière.
4/ Ecole WU/HAO
Le style Wu ou style Wu/Hao ou style Wu Yu est l'un des principaux styles traditionnels de tai-chi-chuan, créé au XIXe siècle et nommé d'après son fondateur Wu Yu-hsiang.
Ce style fut enseigné ensuite par son neveu Li I-yu, puis son petit-neveu Hao Wei-chen (1842-1920), raison pour laquelle il est souvent dénommé « style Wu/Hao ».
Il est parfois enseigné par la famille Tung sous le nom de « forme Ouverte / Fermée » ou « Kai He ».
Ce style est distinct du style Wu, plus populaire, issu d'une autre famille.
5/ Ecole SUN
Le style Sun, est l'un des cinq principaux styles traditionnels de Taichi Chuan. Il est appelé également huo pu chia (« charpente aux pas vifs »).
Le style Sun a été créé par Sun Lutang, l'un des plus grands maîtres d'arts martiaux taoïste chinois. Son Taiji est l'aboutissement de toutes ces recherches aussi bien du point de vue spirituel que du point de vue martial. Le Taiji de Sun est la synthèse de tous les arts martiaux que le maître a étudiés au cours de sa vie. Outre le Taiji, Sun Lutang a créé son propre style de Xing Yi Quan et de Baguazhang, deux styles d'arts martiaux internes au même titre que le Taiji Quan.
Les gestes sont souples mais très peu extériorisés car c'est la maîtrise de l'énergie interne qui prime dans cette discipline. Le Taiji de Sun nécessite de comprendre les concepts fondamentaux du Tao. Concepts qui s'acquièrent essentiellement par la pratique comme beaucoup de disciplines chinoises.
Personnalités légendaires
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Zhang Sanfeng*
vers le 13ème siècle
Neijia
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Wang Zongyue*
Taichi Chuan
Les 5 principaux styles familiaux
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Chen Wangting
1600-1680 9ème génération Chen
STYLE CHEN
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Chen Changxing Chen Youben
1771-1853 14ème génération Chen 1800 14ème génération Chen
Chen Old Frame Chen New Frame
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Yang Luchan Chen Qingping
1799-1872 1795-1868
STYLE YANG Chen Small Frame, Zhao Bao Frame
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Yang Pan-hou Yang Chien-hou Wu Yu-hsiang
1837-1892 1839-1917 1812-1880
Yang Small Frame | STYLE WU/HAO
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Wu Ch'uan-yu Yang Shao-hou Yang Ch'eng-fu Li I-yü
1834-1902 1862-1930 1883-1936 1832-1892
| Yang Small Frame Yang Big Frame |
Wu Chien-chuan | Hao Wei-chen
1870–1942 Yang Shou-chung 1849–1920
STYLE WU 1910–1985 |
108 Form |
| Sun Lutang
Wu Kung-i 1861–1932
1900-1970 STYLE SUN
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Wu Ta-kuei Sun Hsing-i
1923-1970 1891-192

